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Décembre 2014 – volume 22, numéro 3, 78e bulletin

Les objectifs de l’association et le CA – page 2

Le mot de la présidente – page 3

Réunion annuelle 2015 à Ste-Luce, QC – page  4

Le mot de la rédactrice – page 5

Lettre de Fernand Drapeau – page 7

Journée à Ste-Marie-Beauce par Thérèse Drapeau – page 8

Photos 16 août à Ste-Marie de Beauce  – page 12

Assemblée annuelle par Louise Drapeau – page 14

Élizabeth Drapeau en Asie – page 17

Fête de la Nouvelle-France à Québec – page 23

Par Thérèse Drapeau

Maison JA Vachon-Famille DrapeauLe 16 août 2014, suite à l’assemblée des membres tenue en la chapelle Sainte-Anne, une visite avait été prévue au Domaine Taschereau – Parc nature situé juste à côté.   Le temps maussade nous a amené sur d’autres chemins, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs, car nous avons passé un formidable après-midi grâce à l’accueil des Mariverains et au bagout incroyable de Mathieu Turcotte, coordonnateur du Parc nature.

Plutôt que de pique-niquer dehors tel que prévu, nous nous sommes rendus dans la salle de réunion de la MRC de la Nouvelle-Beauce où nous avons d’abord dégusté une appétissante boîte à lunch préparée par le traiteur Les Pères Nature.   Les plus gourmands ont aussi pu goûter un savoureux gâteau de carottes et de betteraves préparé par Louise Drapeau qui a promis de livrer sa recette à ceux qui le désiraient!

Alors que les conversations allaient bon train, nous avons eu droit à la visite d’un revenant se présentant comme le seigneur Thomas-Jacques Taschereau, premier seigneur de Sainte- Marie, alors loyal secrétaire de l’intendant Dupuis.   Sa seigneurie lui a été concédée en 1736.   Il nous a raconté la généalogie de sa famille, depuis son implantation jusqu’aux réalisations de sa prestigieuse descendance, plusieurs illustres membres de la famille Taschereau ayant marqué l’histoire et le droit québécois.   En effet, cette remarquable famille a donné, du 18e à la fin du 20e siècle, pas moins de 8 juges, un cardinal et un premier ministre au pays!

De retour dans la chapelle Sainte-Anne, le revenant nous a épaté par sa grande connaissance de la région! Il nous a raconté les spectaculaires inondations qui ont frappé Sainte-Marie, la crue de 26 pieds de 1917 ayant même recouvert les bancs de l’église où nous nous trouvions à hauteur de 5 pieds au-dessus du sol!   Il a rappelé les miracles attribués à Sainte-Anne, les pèlerinages à la chapelle et les ex-votos laissés par les fidèles à l’entrée.   La maison en face de la chapelle servait même de lieu d’accueil et de boutique de souvenirs pour les pèlerins au début du 20e siècle!

Affiche JA Vachon-Ste-Marie-de-Beauce-Association des familles DrapeauNous avons appris qu’il y avait eu des processions incroyables en canots sur la rivière Chaudière et entendu bien d’autres intéressantes anecdotes historiques.   À bord d’un bus, nous avons ensuite fait le tour des sites majeurs de la ville.   Nous sommes d’abord montés sur le rang St-Gabriel d’où on a une vue splendide sur toute la vallée de la Chaudière et ses riches terres agricoles.   On a ainsi pu visualiser jusqu’où se rendent les célèbres inondations de la rivière qui sort chaque printemps de son lit, parfois sur de longues distances et avec des crues exceptionnelles, telles cette crue de 24 pieds au printemps 2014.   Cependant, le nouveau pont, construit en 2003 est conçu de manière à limiter les impacts de ces crues en brisant les embâcles sur les piliers du pont savamment arqués pour diriger les glaces.

Nous nous sommes arrêtés pour contempler l’intérieur de la magnifique église Le-Saint-Nom-de-Marie, un joyau du patrimoine religieux beauceron classé bien culturel par le gouvernement du Québec.   Construite en 1859 par l’architecte Charles Baillargé, elle est richement décorée et comporte un orgue Casavant de grande valeur dont les Mariverains profitent régulièrement lors des messes et des concerts d’orgue.

Au fil de la visite, tous ont pu remarquer la qualité et la beauté du mobilier urbain qui donne un cachet original à cette jolie ville abondamment fleurie et très bien entretenue.   La rue principale est bordée de commerces agréables où il fait bon marcher.   On y trouve de luxueuses résidences bourgeoises comme le manoir Taschereau construit en 1811, celle du notaire Vachon, la maison Giguère et la plus vieille résidence construite en pierre des champs de la Beauce, la Maison Pierre-Lacroix datant du 19e siècle.

Nous avons terminé l’après-midi par une visite guidée de la Maison J.-A. Vachon, là même où est née la grande entreprise qui a créé et distribué les «p’tits gâteaux Vachon» à travers le Québec et bien au-delà.   Au cours de la visite de cette demeure acquise en 1923 par Rose-Anna et Joseph-Arcade, nous avons découvert comment madame Vachon, avec un sens inouï des affaires, a réussi à monter son entreprise et à assurer l’avenir de sa famille de 11 enfants et de milliers d’employés aux plus belles heures de la compagnie.   Convertie en centre d’interprétation, on peut y admirer de nombreux artéfacts très bien présentés et de nombreuses photos d’archives.   Un magnifique camion de livraison rouge à l’enseigne des gâteaux Vachon est aussi garé derrière la maison.   Nous sommes tous repartis avec un assortiment de gâteaux rappelant à plusieurs des souvenirs d’enfance comparables aux madeleines de Proust!

Celles et ceux qui en ont eu le temps le lendemain ont pu visiter le Musée des pionniers de l’aviation civile, celui du Père-Gédéon ou l’exposition de poupées du monde.   D’autres sont retournés sur les sentiers du Parc nature, ouvert depuis 2013. Ce parc se distingue par ses écosystèmes humides situés dans un secteur très inondable.   On y trouve aussi un observatoire et quelque 150 espèces d ‘oiseaux y ont été recensés au fil des ans.

Pour terminer cette belle journée, la grande table des Drapeau était mise à la pizzeria Giovannina qui offre une superbe vue sur la rivière Chaudière qui coule plus bas.   Nous y avons bien mangé et noué des amitiés qui ne demandent qu’à se consolider lors de la prochaine rencontre des Drapeau!

L’auteure, Thérèse Drapeau, est muséologue et communicatrice scientifique

 

Juin 2014 – volume 22, numéro 2, 77e bulletin

Le mot de la présidente – page 3

Sr. Marie-Claire Drapeau – page  7

Le « Petit Canada » du New-Hamshire – page 8

Par Thérèse Drapeau

Sr Marie-Claire Drapeau (bulletin juin 2014)À l’aube, un moment de la journée qu’elle appréciait particulièrement, le 18 janvier 2014, Sr Marie-Claire Drapeau s’est éteinte tout doucement à l’âge de 101, ans après une vie bien remplie.  Les éloges funèbres étaient parfois étonnants en plus d’être touchants.  En voici un aperçu pour rendre hommage à cette belle dame et à sa famille, tissée serrée et bien éprouvée par son départ.

Comme l’a affectueusement souligné sa compagne Pierrette Hamelin, r.b.p. lors des obsèques, le destin de Marie-Claire Drapeau est lié intimement à la Congrégation des sœurs du Bon-Pasteur.   Le neveu de Marie-Claire, François-Pierre Le Scouarnec, a ainsi rappelé ce premier contact avec la communauté au sein de laquelle elle vivra pendant 81 ans!   «Marie-Claire n’a que 4 mois lorsqu’elle est présentée à Sœur Marie du Rosaire, une amie de sa mère.    A l’époque, le couvent est un cloître et le bébé est mis dans le ‘’tour’’, un plateau où l’on dépose normalement des objets qui, lorsqu’ils franchissent la petite porte tournante, passent du coté réservé aux religieuses.»

Née au sein d’une grande famille du Plateau-Mont-Royal le 20 juillet 1912, Marie-Claire est la première fille de Clémentine et Édouard, un couple très amoureux qui a aussi donné naissance à Thérèse, Cécile, Marguerite, qui vit encore aujourd’hui dans la maison paternelle, ainsi que Pauline et Jean.   Les autres enfants de Marguerite, Michel, René-Pierre et Anne-Marie, sont aussi demeurés proches de leur tante et ont même organisé en 2012 une grande fête pour le centenaire de Marie-Claire et les 90 ans de leur mère Marguerite.   C’est le genre d’occasion où les doux souvenirs refluent…   François-Pierre en évoque quelques-uns : «La vie chez les Drapeau s’organise autour de la religion, certes, mais aussi de la lecture, de la musique et d’activités extérieures.   Le soir, après avoir récité le chapelet en famille, chaque membre, en commençant par son père, lit à voix haute un passage d’un livre.   Les romans, qu’il s’agisse de Nonni, « d’Une de perdue – deux de retrouvés », ou « La case de l’oncle Tom » captivent leur attention.   Tout comme la musique d’ailleurs. Marie-Claire, brillante pianiste, joue des duos avec sa mère puis avec sa sœur Marguerite.   

Marie-Claire, Pierre Marquerite et Claire Drapeau (bulletin juin 2014)Parmi ses airs favoris, on retrouve Poètes et paysans de Franz von Suppé et les variations d’Au clair de la lune, une mélodie que tous partagent comme un hymne familial. »

Marie-Claire affirmait sans détour que sa vocation était née très tôt et que c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir sœur du Bon-Pasteur.   Elle prendra le nom de S. Marie-Marguerite de Jésus, sa sœur et sa grand-mère portant aussi le prénom de Marguerite.   Avant d’entrer au noviciat, à 20 ans, elle part seule avec son père, un grand voyageur qui souhaite lui montrer un peu le monde.   Ils visitent alors Toronto puis les chutes Niagara.  Ce goût des voyages lui reviendra plus tard alors qu’elle ira deux fois en Europe, à la principale maison des Sœurs du Bon-Pasteur à Angers puis en visite à Rome.

Elle a mené une belle carrière comme le rappelle son neveu: «Ayant été une première de classe, Marie-Claire poursuit ses études pour devenir enseignante.  Elle est entière, intelligente et vive.   Dès la fin du noviciat, elle enseigne au programme des Lettres et Sciences au Pensionnat Saint-Louis de Gonzague qui offre l’équivalent des études de niveau secondaire.   Passionnée, bonne pédagogue, elle éveille ses étudiantes à toutes les matières.  En 1935, elle retrouve Marguerite, sa sœur plus jeune de 10 ans, comme étudiante dans sa classe.   Les deux sœurs continuent de se fréquenter comme enseignante et étudiante pendant deux ans ce qui contribue à raffermir des liens encore fraîchement tissés lorsque Marie-Claire a pris le voile.»

Elle enseigna aussi au sein de plusieurs institutions de la Congrégation: à la Maison provinciale, alors située rue Sherbrooke, à l’Institut familial Ste-Marie-Euphrasie ainsi qu’au Collège Beaubois tenu par les Frères St-Gabriel.   Elle s’attachera également aux adolescentes aux parcours difficiles en leur enseignant à la Maison Ste-Domitille et à Ste-Agnès.   Des dizaines de cohortes d’étudiantes conservent un bon souvenir de leur enseignante.  Elle n’a cessé de se perfectionner et a poursuivi des études de maîtrise en pédagogie à l’Université de Montréal.

La Maison provinciale déménage à Pierrefonds en 1966.   Elle y vivra longtemps sans accepter de se laisser couler dans une retraite paisible pourtant bien méritée!   Elle aime remplacer ses consoeurs à la réception, surtout très tôt le matin, donne des cours de français à des jeunes au Centre Elkan ou à d’autres pensionnaires en démarches de catéchèse de passage au pays.   Elle s’est aussi occupée des calendriers des Sœurs de Notre Dame de Charité du Bon-Pasteur et ne refusait pas une partie de cartes de temps à autres.

Tout comme sa sœur Marguerite, Marie-Claire était de son temps, elle lisait beaucoup et se tenait informée sur une multitude de sujets.   Elle s’intéressait aussi à l’Association des familles Drapeau; je me rappelle d’ailleurs avoir participé aux activités de l’Association en 2005 à Québec, en compagnie de mon père, Pierre Clovis Drapeau, cousin de Marie-Claire et Marguerite.   Nous avions eu des discussions passionnantes au bar du Clarendon où nous nous étions un peu attardés en attendant le souper des Drapeau!

Marie-Claire qui était si sociable et ouverte au monde a pourtant dû subir plus souvent qu’à son tour la réclusion à l’infirmerie où elle était soignée ces deux dernières années.   Une fin de vie difficile, adoucie par la présence et l’affection de ses consœurs qui admiraient son courage et sa résilience.

L’auteure, Thérèse Drapeau, est muséologue et communicatrice scientifique.

 

Mars 2014 – volume 22, numéro 1, 76e bulletin

Le mot de la rédactrice – page 3

Gilbert Drapeau – page 4

Le mot de la présidente – page 5

Bertrand Drapeau – page 7

Filles du Roi par André Drapeau – page 8

Nellie McIntyre et Donat Drapeau – page 12

Avis de décès  – page 16

Recherche informations sur Arthur-Joseph Drapeau – page 17

Sainte-Luce par Claire et Bertrand Drapeau – page 18

Assemblée annuelle 2014 – page 20

Roy à Drapeau – page 23

Nellie McIntyre - Bulletin mars 2014Vous vous souvenez sans doute du bulletin de mars 2012, où nous vous avions parlé d’une rencontre des descendants de Donat Drapeau (Germaine Chassé) de Kedgwick, N.B.   Cette rencontre avait eu lieu sur le bord de la rivière Restigouche durant la longue fin de semaine de septembre 2011.   Une grande fête de la famille de Donat et Germaine, où une soixantaine de personnes, soit leurs enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants ainsi que les conjoint(e)s, ont répondu à l’appel.

Nous vous avions mentionné que Donat est né à Balmoral le 1er novembre 1897 et qu’il était le onzième et dernier enfant  de Joseph Drapeau et d’Henriette Létourneau (8 garçons et 3 filles).   Joseph était le fils ainé de Joseph dit Justin et de Marguerite Porlier.   Joseph dit Justin fut le premier ancêtre Drapeau à s’établir à Balmoral en 1855. Le bulletin de mars 1997 rendait hommage à Joseph dit Justin et à sa descendance, à l’occasion du centenaire de la paroisse.

Nous vous disions alors qu’Henriette Létourneau était morte des suites d’un accouchement, puisque sa mort était survenue un mois après la naissance de Donat, soit le 1er décembre 1897.   Il semble que ce soit faux. Un rapport du médecin traitant récemment obtenu des archives du Nouveau-Brunswick indique qu’elle serait plutôt morte de la fièvre scarlatine.   Henriette avait 43 ans.   La pierre tombale impeccable d’Henriette Letourneau se trouve tout juste à droite de l’entrée principale de l’église.   Celle de Joseph, mort le 6 mars 1920, n’a pas encore été localisée.

Donat a 3 ans lors du recensement de 1901.   Il demeure chez son père Joseph qui  occupe la maison familiale avec tous ses enfants.   Le plus vieux, Albert, a 24 ans.

En 1911, on trouve Donat chez son oncle Jean (dit Johnny) Drapeau et sa femme Marguerite Roy.   A cette époque, Johnny et Marguerite ont un fils Jacques (dit James ou Jimmy) alors marié à Georgina McIntyre.

Ces derniers ont une fille du nom de Marie Stella.   Les deux couples vivent dans le même bâtiment.   Donat ira vivre avec Jimmy et Georgina peu de temps après.

Donat Drapeau - Bulletin mars 2014Le 15 juillet 1930, il marie Nellie McIntyre.   Elle était la fille d’Esther Levesque et de Joseph W McIntyre.   Selon le certificat de mariage, l’occupation de Donat est inscrit comme travail ordinaire et celle de Nellie comme ouvrage ordinaire.   Mais nous ne savions pas grand-chose d’elle.

Mon père n’a jamais beaucoup parlé de Nellie.   Dans notre enfance, nous étions au courant de ce mariage, c’est à peu près tout.   Il y avait quelques souvenirs de Nellie dans la maison familiale, mais nous n’avions ni l’intérêt ni la curiosité pour le questionner à ce sujet.   Comment l’avait-il rencontrée?   De quoi est-elle morte?   Où se trouve sa dépouille?   Ce sont là des questions auxquelles nous n’avions pas de réponse!

On ne sait toujours pas comment Donat a rencontré Nellie.   On sait par contre qu’il y avait plusieurs McIntyre dans Balmoral et dans la vie de Donat.   En premier lieu Henriette Létourneau, sa mère, est la fille de Jean Létourneau et Anastasia McIntyre.   L’une des sœurs ainée de Donat, Ida, a marié un dénommé George McIntyre.   Enfin, à partir de 1911, Donat s’installera, jusqu’à son mariage, en juillet 1930, chez son cousin James ou Jimmy dont l’épouse est Georgina McIntyre (fille de Joseph McIntyre et Virginie Marcotte).   Donat a-t-il rencontré Nellie par l’entremise de Georgina?   Y a-t-il un lien de parenté entre les deux?   Lui a-t-elle présenté une nièce, une cousine?   De même, Donat a-t-il fait la connaissance de Nellie par l’entremise de George McIntyre, l’époux d’Ida?   Toutes ces hypothèses sont à investiguer!

Nous savons que Nellie est la fille de Joseph William McIntyre et d’Esther Levesque.   Esther est née à St-Jean Évangéliste (maintenant Nouvelle) dans le comté de Bonaventure (face à Dalhousie N.B.), au Québec. Joseph W McIntyre est né à Mountain Brook, le 1er février 1875.   Ce village n’existe plus, apparemment, mais il semblerait qu’il était situé entre Balmoral et Charlo.

Nellie est également née à Mountain Brook, tout comme son père et son grand-père.   Selon le recensement de 1911, elle vivait dans une famille de 7 enfants (5 filles dont 2 nièces) et elle était la 3ième.   A cette époque, la famille vit à Mountain Brook.

Malheureusement ce mariage ne durera pas longtemps.   Nellie a ressenti des douleurs au pied droit au moins 5 mois après le mariage.   Elle était atteinte d’un cancer.   Elle meurt le 17 aout 1931, à l’âge de 24 ans.     Donc, Nellie et Donat se sont mariés à l’église François-Xavier de Charlo le 15 juillet 1930.   Cette église existe toujours et on peut la visiter.   Je l’ai visitée à l’été 2013 et imaginé voir Donat et Nellie devant la balustrade prononcer leurs vœux de mariage.

La mort de Nellie a dû être un moment très difficile pour Donat. Déjà qu’Henriette, sa mère, était décédée un mois après sa naissance, voilà que Nellie le quitte 13 mois après le mariage.

Depuis un certain temps, nous étions à la recherche de la dépouille de Nellie McIntyre; pour l’histoire et pour lui rendre hommage, car elle avait été le premier coup de foudre de Donat.   Sa dépouille était-elle à Balmoral, où elle a vécu brièvement avec Donat, ou à Charlo, près des dépouilles de ses parents?

En effet, le père de Nellie, Joseph W., est mort le 27 février 1936 d’une angine de poitrine et sa dépouille est à Charlo, au cimetière de l’Église François-Xavier.   Son certificat de décès indique qu’il est canadien-français. Le père de Joseph W s’appelait William McIntyre (né à Mountain Brook) et sa mère Mary Splarde (née à Balmoral).

La mère de Nellie, Esther Levesque est également enterrée à Charlo.   Cette dernière est morte le 6 août 1957.   L’épitaphe de Mme Levesque, à l’entrée du cimetière, est en très bon état et semble avoir été maintenue, au cours des années.

Nellie est morte à 9 h, le 17 aout 1931, suite à la prolifération d’une tumeur maligne au pied droit, dont les métastases auraient causé sa mort.   Le certificat de décès de Nellie révèle quelques détails intéressants.   Le médecin traitant, le docteur Georges L. Dumont[1], de Campbellton, l’aurait vue pour la dernière fois le 5 août 1931. Selon son diagnostic, Nellie souffrait de fibrosarcomes depuis 8 mois.   Le document qu’il a signé révèle qu’elle aurait subit une intervention médicale le 2 juin 1931 (amputation?).   Elle aurait subi 3 amputations avant de mourir.

Enfin, le document nous indique qu’elle a été enterrée au cimetière de Balmoral.   Le directeur funéraire de l’époque était Alexandre Drapeau  et le greffier adjoint Albert Drapeau : tous deux sont les frères de Donat.   Ce sont eux qui ont signé le certificat de décès.

J’ai contacté le responsable du cimetière de Balmoral  pour m’enquérir de l’emplacement de la dépouille.   Malheureusement il n’y a pas de carte d’emplacement et aucune pierre tombale pour localiser la dépouille de Nellie McIntyre.   Son emplacement demeure, pour le moment, une énigme.

Heureusement pour Donat et pour nous ses enfants, il a refait sa vie avec Germaine Chassé qu’il a mariée le 8 juillet 1935.   Donat et Germaine auront 12 enfants entre 1937 et 1951 dont l’un est mort 15 mois seulement après la naissance. 

Par Jean-Claude Drapeau, 336

 

Décembre 2013 – volume 21, numéro 3, 75e bulletin

Les objectifs de l’association et le CA – page 2

Le mot de la rédactrice  – page 3

Le mot de la présidente – page 5

Notre ancêtre Charlotte Joly par Bertrand Drapeau    6

Paul-Émile et Raymonde Drapeau – page 9

Campagne de recrutement – page 9

Résumé des activités du 10 août, par Denise Drapeau – page 10

Photos de la fête à Québec  – page 12

Assemblée annuelle par Louise Drapeau – page 14

Lotomatique de Michel Drapeau – page 17

États fiancier par Gilbert Drapeau – page 18

Avis de décès  – page 19

Roulotte Gitane au Québec – page 20

Hommage au frère de Marie-Thérèse – page 22

Charlotte Joly, notre ancêtre maternel par son mariage avec Antoine Drapeau, nous est connue par divers documents d’archives.

Son origine

Charlotte Joly (Bulletin déc. 2013)Charlotte nait en 1648, car au recensement de la Nouvelle-France en 1681, elle déclare être âgée de 33 ans.   Son contrat de mariage avec Antoine Drapeau, devant le notaire Pierre Duquet à Québec, indique qu’elle est orpheline de père et mère, ceux-ci étant Pierre Joly et Marie de La Milleraie.   De plus nous apprenons qu’elle vient de la paroisse Saint-Solenne (aujourd’hui cathédrale Saint-Louis), ville de Blois.   Ce sont les informations disponibles quant à son origine.

Des « filles à marier ou des épouseuses »

Les femmes sont rares en Nouvelle-France dans les années 1660-1670.   Beaucoup d’hommes y sont installés : administrateurs, missionnaires, soldats, commerçants, volontaires, engagés pour 36 mois et plusieurs parmi eux désirent s’y établir.   On fait nombre de pétitions au roi pour qu’il envoie des femmes.   Le ministre Colbert sous l’ordre de Louis XIV y pourvoira.   De 1663 à 1672, environ 770 femmes débarquent dans la colonie.   Ces immigrantes sont veuves ou orphelines pour la plupart, tant leurs qualités physiques que morales ont été scrutées avant leur départ.   Le roi s’engage à défrayer leur transport et à leur assurer une dot pour le futur mariage, car l’objectif est clair : coloniser, peupler la nouvelle colonie.   On les a prénommées les « filles du roi ».

Si des « filles à marier » arrivent, les hommes devront bouger!   Un édit du Conseil souverain de la Nouvelle-France, le 20 octobre 1670, démontre l’urgence de coopérer au peuplement de la colonie.   « Le Conseil enjoint à tous les compagnons, volontaires et autres personnes en âge d’entrer dans le mariage de se marier 15 jours après l’arrivée qui apportent les filles sous peine d’être privés de chasse, de pêche, de traite avec les sauvages ».   Le peuplement de la colonie est une tâche impérative.

L’arrivée de Charlotte Joly en 1669

Colbert écrit le 15 mars 1669 : « Sa Majesté envoie cent cinquante filles pour être mariées, six compagnies de cinquante hommes chacune et plus de trente officiers ou gentilshommes pour s’établir… »   Marie de l’Incarnation raconte que le 30 juillet 1669 : « Un navire de France, le Normand, est arrivé vers la fin de juin, et depuis il n’en a paru aucun… »   On peut conclure que Charlotte faisait partie de ce groupe de filles à marier et qu’elle arrive en Nouvelle-France à la fin de juin 1669.   Quelques semaines plus tard, elle convolera en justes noces.

Charlotte est hébergée chez Jeanne Duguay, probablement grâce à Barbe de Boulogne, protectrice des filles du roi à Québec, veuve de Louis D’Ailleboust, ancien gouverneur de la Nouvelle-France.

Comment se rencontrent Charlotte et Antoine?   Il semble vraisemblable que Barbe de Boulogne soit « l’entremetteuse ».   Celle-ci connait Antoine Pépin dit Lachance qui fut domestique de son mari et Antoine Drapeau est l’engagé de ce Pépin dit Lachance à Sainte-Famille de l’île d’Orléans.   Barbe de Boulogne a rencontré Charlotte à Québec, alors elle aura vu qu’Antoine serait un bon partenaire pour Charlotte et vice versa!   (C’est une hypothèse que je ne peux vérifier dans aucun document.)

Fiançailles, contrat de mariage et mariage religieux

L’édit du Conseil souverain ordonne un mariage dans un court délai, mais tout ne se règle pas en 15 jours.   L’acte de mariage indique qu’Antoine et Charlotte se sont promis en mariage par des fiançailles, probablement en juillet.

Le 5 août, en après-midi, en la maison de Jeanne Duguay, ils passent un contrat de mariage auprès du notaire Pierre Duquet.   Ils se marient sous le régime de communauté de biens.   La future apporte en dot « 50 livres tournois provenant des deniers du roi… tandis qu’Antoine assure comme douaire à sa future épouse la somme de 400 livres tournois ». Antoine et Charlotte signent le document en présence de témoins dont Barbe de Boulogne.   Celle-ci doit voir aux intérêts de Charlotte!   Antoine, arrivé en 1665 sans le sou, peut déjà après quelques années promettre à sa future une somme de 400 livres…

« Le vingtième jour du mois d’août de l’an mil six cent soixante-neuf … après les dites publications faites des dits bans de mariage entre Antoine Drapeau et Charlotte Joly et ne s’étant présenté aucun empêchement, je soussigné Thomas Morel faisant les fonctions curiales dans la dite île nous les avons mariés… les témoins au mariage sont Antoine Pépin dit Lachance laboureur et habitant, François Gaulin aussi laboureur et habitant et Jacques Perrot, lesquels déclarent ne savoir aucun empêchement ni signé ».

Charlotte et Antoine s’installent d’abord à Berthier-sur-mer, puis définitivement dans la seigneurie de Vincennes (Beaumont).   Ils partageront leur vie pendant 48 ans.

Le décès de Charlotte et sa descendance.

Quelque temps après le décès d’Antoine en août 1717, Charlotte ira demeurer chez sa fille Marie-Charlotte, mariée à Clément Lesieur, demeurant à Québec, rue Champlain.   Elle décède le 1er décembre 1718 laissant à son gendre et à sa fille « pour récompenser des bons soins qu’ils ont eu d’elle » la somme de 50 livres, plus 24 gerbes de froment, la primeur de la semence d’un minot de blé et de 12 minots et demi de pois (semés à Vincennes chez son fils Pierre) ainsi que ses linges et hardes.   Le notaire J. E. Dubreuil note que lors de cette donation, le 16 février 1718, la donatrice jouit de tout son entendement et jugement.

Charlotte donne à la colonie naissante onze enfants dont sept survivront.   Elle aura eu onze grossesses en moins de vingt ans. Charlotte verra s’ajouter 24 petits-enfants à la famille[1].

Et depuis ce temps, des milliers de Drapeau ont continué cette lignée commencée de façon fort humble par ces deux jeunes en quête d’une vie meilleure en Nouvelle-France. Il y a de cela 345 ans…..   Je suis de la neuvième génération…

Bertrand Drapeau, 001

Rencontre annuelle de l’Association, août 2013

[1]  Je n’ai mentionné aucune référence. Tout est extrait de Provenance d’un Héritage que j’ai publié en 2000 (p. 21-25 et p. 44-46).

 

Juin 2013 – volume 21, numéro 2, 74e bulletin

Le mot de la présidente – page  3

Assemblée  annuelle 2013 – page 4

Charlotte Joly notre ancêtre – page 6

Filles du Roi à Québec par Marie-Therese Falslev – page      7

Les débuts de l’Association par Bertrand Drapeau – page 8

Carnet de voyage par Louise Drapeau – page 12

Gérard Drapeau par Gilles Drapeau – page 16

Élodie Fortin gagne une bourse de 80 000 $– page 21

Le 20e anniversaire

Lors du 20e anniversaire de l’Association, Huguette Drapeau, la nouvelle présidente, me demande de relater la naissance de l’Association.

Ma mère, Albertine Tardif, une fière beauceronne, avait sa généalogie.   Elle savait nous parler de sa famille avec enthousiasme.   Je me disais moi, un Drapeau, je viens de quel endroit, qui sont mes ancêtres?   Je me devais d’en savoir davantage.   J’ai pensé que d’autres Drapeau avaient le même désir, alors mettons sur pied un regroupement de Drapeau.   Ce fut un de mes premiers projets rêvés pour ma retraite.

Les débuts en 1992

En février 1992, je publie une annonce dans les quotidiens et les hebdomadaires annonçant le projet de fonder une association des familles Drapeau.   Je reçois plus de 60 réponses.   Encouragé, j’organise une 1re  rencontre à Montréal, au début d’avril et une 2e, à Québec, fin d’avril.    À cette dernière réunion, un conseil d’administration provisoire est formé.

Exécutif de lasso en 1992 (Bertrand, Gilles, Robert et Gisèle) Bulletin juin 2013Il y a accord sur les objectifs suivants :

  • regrouper quiconque est descendant de l’ancêtre Antoine Drapeau et de son épouse Charlotte Joly
  • connaître l’histoire de la famille
  • promouvoir la fraternité entre les membres par des rencontres.

J’informe les participants que je veux me consacrer à l’écriture, alors je choisis d’être secrétaire et non président.   Gilles Drapeau de Sainte-Julie est élu président, Gisèle Drapeau de Beaumont, vice-présidente, Robert Drapeau de Sainte-Sabine, trésorier.   Au début, le comité exécutif se réunira  fréquemment vu l’éparpillement des membres du conseil au niveau du Québec

Premières décisions

On décide de l’incorporation de l’Association, du taux de cotisation des membres, de l’organisation d’une première rencontre des membres, de la publication d’un bulletin à l’automne, etc…

Dans les premiers numéros du bulletin, on trouve un appui du maire Jean Drapeau, un aperçu de la vie de notre ancêtre, Antoine Drapeau, l’histoire de la maison où ce dernier a vécu à Beaumont, une idée d’armoiries-épinglette, projet d’un brunch à Montréal et un à Québec,  le projet d’un grand rassemblement en 1994 pour souligner le 325e anniversaire du mariage d’Antoine avec Charlotte Joly, etc.

Dès que des Drapeau de langue anglaise sont devenus membres, j’ai voulu la traduction en anglais des articles du bulletin.   Ce travail d’un bulletin bilingue a été assuré grâce à la généreuse collaboration de Gisèle Drapeau, épouse du trésorier Robert et de Patricia Drapeau de Toronto, fille de Paul-Émile Drapeau.   Elles ont assuré ce travail de traduction pendant de nombreuses années.   Je leur en sais gré.   Je ne me souviens pas du moment de l’arrivée de Marie-Thérèse Falslev comme traductrice du bulletin, mais celle-ci assume cette tâche avec passion et professionnalisme. (Marie-Thérèse a débuté en 2000)

Divers événements des premières années

Au fil des années, divers projets se sont concrétisés en plus des rencontres annuelles des membres.   En 1995, s’organise un voyage en France, au pays de l’ancêtre; en 1997, on reçoit une cinquante de Drapeau de France; en 2001, voyage à Balmoral, N.-B., village de Drapeau.

On a célébré avec brio les 5e, 10e, 15e et 20e anniversaires de l’Association.   On a mis sur pied une banque de généalogie de la famille Drapeau avec plus de 20,00 noms que continue à suivre Denise Drapeau de Beloeil.   Michel Drapeau voit à la mise sur pied d’un site Web concernant la famille.

Nous avons inauguré des plaques souvenirs rappelant certains faits de notre histoire.   À Beaumont, une plaque identifie la terre et la maison où ont habité Antoine et Charlotte.   À Fontenay-le-Comte, en France, 18-20, rue Rabelais, une plaque indique le lieu de naissance d’Antoine.   À Québec, à l’hôtel Clarendon une plaque désigne l’importante implication d’une famille Drapeau dans l’hôtellerie.

Quant à moi, j’ai produit une cinquantaine de bulletins.   Ce dont je suis le plus fier, c’est la publication de deux volumes[1] relatant l’histoire de notre famille tant en France (1590-1665) qu’en Nouvelle-France (1665-1765).   Les recherches que j’ai poursuivies dans les archives en France et au Québec m’ont passionné au plus haut point.   L’histoire des Drapeau est ainsi plus connue.

Conclusion

J’énumère de mémoire différents événements survenus grâce à l’Association, j’en oublie sûrement, je m’en excuse.   Mais tout cela s’est accompli grâce à l’implication des membres, à la collaboration des administrateurs des différents conseils d’administration depuis 20 ans.   Je soulignerais particulièrement l’apport considérable d’Alexandre Drapeau qui fut président de l’Association de 2002 à 2012.   Le dynamisme, la passion, l’amour pour les membres d’Alex  ne s’est  jamais démenti durant ces années.   Merci Alex !

Je souhaite bonne chance à Huguette, notre nouvelle présidente, membre depuis les premiers jours de l’Association.   Je suis certain que sa contribution sera bénéfique pour tous les membres.

 

Bertrand Drapeau, 001, Fondateur de l’Association en 1992…

[1] Provenance d’un Héritage, 2000, 194 pages.  L’Héritage français des Drapeau d’Amérique, 2003,  90 pages

 

Mars 2013 – volume 21, numéro 1, 73e bulletin

Le mot de la présidente – page  3

Assemblée  annuelle 2013 – page 4

Invitation à nous joindre – page 4

Le mot de la rédactrice – page 5

Hébert Arseneault bénévole au CA – page 6

Valérie Drapeau et les paralympiques 2012 – page 12

Hélène Drapeau : Agronome – page 14

Éric Drapeau – page 18

Le mot de la rédactrice (suite) – page 21

Lotomatique – page 21

Décès de Drapeau – page 23

À l’occasion du 20e anniversaire de l’Association commémoré à Balmoral, j’ai demandé à Hébert une interview en vue d’un article pour notre bulletin.

Sa famille

Pierrette et Hebert Arsenault (bulletin mars 2013)2Hébert se réclame fortement de deux fidélités : d’abord par l’enracinement des familles Arsenault en terre d’Acadie et aussi par sa mère, ses liens avec les Drapeau du Québec. Il assume avec fierté ces deux réalités.

Il nait à Balmoral le 3 août 1938 et épouse Pierrette Savoie le 18 juillet 1959, à Balmoral. Ils ont eu quatre enfants : Mona, Renald, René et Daniel; huit petits-enfants et trois arrière-petits-enfants.

Sa formation

Son grand leadership naturel est appuyé par une solide formation qui l’amène à exercer des responsabilités dans des domaines très variés.

Il complète, en 1954, ses études secondaires à l’école Père-Brideau à Balmoral. En 1979, il poursuit des études en contrôle budgétaire et en gestion du personnel à Moncton. Plus tard, à Cornwall, Ontario, il poursuit des études en gestion des transports et en gestion des ressources humaines pour Transport  Canada.

Sa vie professionnelle

Il accumule des expériences diverses et enrichissantes. Il devient un homme de confiance, grâce à sa compétence, à son intégrité et à son sens de l’organisation.

De 1954 à 1972, il est comptable à la papeterie C.I.P., division forestière, à Dalhousie.

De 1972 à 1975, il est adjoint spécial successivement de deux ministres à Ottawa : d’abord au bureau de l’Honorable Jean-Eudes Dubé, ministre des Travaux publics Canada, puis à celui de l’Honorable Roméo LeBlanc, ministre des Pêches et Environnement Canada.

En 1975 et jusqu’en 1993, il est directeur général de l’aéroport de Charlo.

De 1993 à 1999, il devient successivement chef de cabinet de deux députés-ministres à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, soit  l’Honorable Rayburn Doucett et l’Honorable Jean-Paul Savoie. Ces ministres étaient responsables de la Société d’aménagement régional et du Développement du Nord.

En 1992, il reçoit  la médaille du 125e anniversaire de la Confédération canadienne pour sa contribution significative au bien-être de ses compatriotes et de sa communauté.

Son implication communautaire

Cette implication manifeste son sens du devoir et du dévouement. Au niveau de Balmoral, il est membre des Chevaliers de Colomb (4e degré), du Club Richelieu, de la chorale paroissiale, dirigeant de la Radio Communautaire à Balmoral. Il s’impliqua comme organisateur de hockey et de baseball  pour les jeunes et les ainés.

De 1985 à 1992, il siège à la Commission industrielle du Restigouche à Campbellton, soit comme directeur, vice-président ou président. Il sera également directeur de la Corporation des services de santé du Restigouche et représentera huit municipalités à l’Association francophone du Restigouche.

En 2002-2004, il est membre du comité organisateur; Fête du 400e anniversaire de l’Acadie 2004. Ce grand événement déborde les frontières du Nouveau-Brunswick, car là où il y a un Acadien, l’Acadie est là, de me dire Pierrette, l’épouse d’Hébert.

En 2011-2012, il fait partie du comité organisateur des Jeux des Ainés de l’Acadie, à Balmoral. Il avait déjà été membre du Comité national du sport amateur et du conditionnement physique du Canada et directeur de l’Association touristique du Nord-est du Nouveau-Brunswick.

Hébert, maire de Balmoral  – 1986-1992 et 2001-2012

Il cumule cinq termes à la mairie de Balmoral dont deux fois, élu par acclamation. Balmoral est un village de 17 kilomètres de long.

Voici ses principales réalisations :

Il est fier d’avoir doté à 90% son territoire d’un système d’eau et d’égouts et d’en avoir fait  asphalter toutes les routes et rues. Il a obtenu une école de 350 élèves qui va de la maternelle à la 8e année. Il a organisé un parc industriel. Il a obtenu une Commission des liqueurs, une clinique médicale et une pharmacie.

Il fait rénover et moderniser la salle communautaire. Il voit à construire une salle multifonctionnelle, servant en priorité au Conseil municipal, qu’il nommera Salle Justin afin d’honorer Joseph dit Justin Drapeau, premier colon à enregistrer une terre à Balmoral dans les années 1850.

Son implication dans l’Association

Les 17-18 août 2001, sous la direction d’Hébert, un groupe de Drapeau du Québec est reçu chaleureusement par les descendants de Justin. Nous nous souvenons de cette bienvenue par la radio locale, du banquet avec menu acadien, de la soirée avec chants et danses, du dévoilement d’une plaque en l’honneur de Justin au parc des Ancêtres et de l’hébergement de chacun dans une famille de Balmoral.

En octobre 2012, dans le cadre du 40e anniversaire de l’incorporation du village de Balmoral, il y organise une autre rencontre des familles Drapeau. Lors de l’assemblée annuelle de l’Association tenue à Balmoral, il devient membre du conseil d’administration de l’Association. Quel gain pour l’Association des familles Drapeau !

Conclusion

C’est un résumé en quelques mots d’une carrière aux multiples volets qui s’étend sur plus de 60 ans. Bravo et félicitations à Hébert !

Bertrand Drapeau, 001, Boucherville

 

Décembre 2012 – volume 20, numéro 3, 72e bulletin

Le mot de la rédactrice – page  3

Filles du Roi – page 4

Le mot de la présidente – page  5

Mosaïque par Gilles Drapeau – page 6

Omnium de Golf 2012 – page  11

Photos de la fête à Balmoral – page  12

Résumé de la fête à Balmoral par Anne – page 14

Nouvelle d’André Drapeau – page  17

Le Centenaire de S. Marie-Claire – page   18

Nouvelles Daniel Drapeau – page  21

Décès de Drapeau – page 21

États fiancier par Gilbert Drapeau – page     23

Soeur Marie-Claire Drapeau, autrefois Soeur Marie-Marguerite de Jésus a fêté, le 20 juillet dernier, son centième anniversaire de naissance.  Nous reproduisons ci-après l’hommage que lui a alors rendu une compagne en religion, Sœur Pierrette Hamelin, fière de celle qui trouve encore le moyen de se rendre utile aux autres.

Soeur Marie-Claire est entrée au Bon-Pasteur à 6 mois, par le parloir comme il se doit!   Avait-elle déjà la vocation religieuse?   Chose certaine, le Seigneur avait les yeux sur elle… et la Vierge la recevait dans le cloître, quand sa grand-mère maternelle, qui connaissait Soeur Marie du Rosaire, la remettait entre les mains de cette dernière pour la consacrer à Marie.

Marie-Claire DrapeauSoeur Marie-Claire est une montréalaise, fille d’Édouard Drapeau et de Clémentine Beauchamp.   Ses ancêtres paternels, venus de France, sont de la même lignée que l’ex-maire de Montréal, Jean Drapeau, dont elle est cousine au 4ième degré.

Elle est l’aînée d’une famille de six enfants dont cinq filles et un garçon.   Celui-ci était au centre de la famille avec 2 sœurs plus âgées et 2 plus jeunes, la dernière étant décédée à 6 mois.   Une seule autre sœur, Marguerite, la plus jeune des quatre, vit encore, à 90 ans.   C’est à la paroisse Saint-Denis que Marie-Claire fut baptisée, le jour de sa naissance, soit le 20 juillet 1912.

Elle avait 10 ans et était en 4e année du cours primaire quand elle retourne au Bon-Pasteur… Cette fois, c’est à notre Pensionnat St-Louis de Gonzague.   Marie-Claire y poursuivra ses études jusqu’à la fin du cours lettres et sciences, affilié à l’Université de Montréal.   Elle ira ensuite à l’École ménagère provinciale pendant 3 ans.   À partir de 6 ans jusqu’à son entrée au noviciat, elle a appris le piano avec S. M. de St-Mathieu, mais n’y touchera plus par la suite… Pourquoi?   Elle avoue en riant : «Je crois que je ne sais plus mes gammes …»

Durant toutes ces années, elle pense au Bon-Pasteur.   Elle confiera que c’est à six ans, le jour de sa première communion, qu’elle a senti un véritable appel à la vie religieuse.   C’est la première réponse du catéchisme qui a été pour elle, une vraie révélation, une lumière!   «Dieu m’a créé pour Le connaître, L’aimer et Le servir en ce monde et pour être heureuse avec Lui dans le ciel pendant l’éternité».   J’ai dit : «Je serai Sœur du Bon-Pasteur».   Cette certitude tout au fond de son cœur n’a jamais été mise en doute.

Elle a vingt ans quand elle entre au noviciat, le 8 septembre 1932.   Le 13 mars 1933, elle prend le Saint-Habit avec le nom de Soeur Marie-Marguerite de Jésus, car sa grand-mère, et sa marraine s’appelaient Marguerite.   Deux ans plus tard, elle prononce ses premiers vœux et le 15 août 1938, elle s’engage par les vœux perpétuels.   Alors commence sa carrière de professeure.

Dès septembre 1935, et cela pendant 6 ans, on la retrouve comme professeure au Pensionnat St-Louis de Gonzague où elle a fait ses études.   En 1941, ses supérieurs la nomment comme 2e éducatrice (assistante-directrice)  à la Maison provinciale, rue Sherbrooke.   En janvier 1942, elle fait un bref séjour comme assistante au noviciat, mais en août suivant, elle retourne à son pensionnat pour une période de 6 ans.   Elle revient ensuite comme 2e éducatrice (assistante-directrice) à la Maison provinciale, fonction qu’elle ira remplir à notre Maison Ste-Domitille (à Laval-des-Rapides) jusqu’en 1957.   Elle y sera en même temps professeure auprès des jeunes protégées du Bon-Pasteur.

Dans ces années de mission (9 ans à la Maison Ste-Domitille et plus tard, 7 ans à l’École Ste-Agnès de Montréal) auprès d’adolescentes en difficulté, Soeur Marie-Claire goûtera ses plus grandes joies apostoliques.   «J’ai toujours eu le désir de faire connaître le Christ et son Père» dira-t-elle.

Mais, revenons dans le temps.   En 1957, elle est étudiante en Science religieuses à l’université et secrétaire à la Maison provinciale.   Puis, l’année suivante, elle agit comme professeure et elle étudie aussi à l’Institut familial Ste-Marie-Euphrasie.   En 1966, la Maison provinciale est déménagée à Pierrefonds. Soeur Marie-Claire y est nommée Responsable du Juniorat et professeure.   Elle va même enseigner au Collège Beaubois, tenu par les Frères de St-Gabriel, nos voisins presque.   Elle réside alors au Pavillon Jean-Eudes.   C’était en 1969.

En 1970, elle retourne à Montréal, pour ses 7 années d’enseignement à notre École Ste-Agnès, puis revient à Pierrefonds en 1977, comme bibliothécaire et en 1978 comme animatrice du Pavillon Jean-Eudes.   Après son mandat, elle retourne à la Maison Ste-Domitille comme réceptionniste.

Cette fonction à laquelle est s’est initiée dans les années 90, alors que d’autres sont à la retraite depuis longtemps, elle l’exerce encore aujourd’hui, pendant de courtes périodes, pour remplacer les consœurs, à l’occasion.   Le téléphone lui sert aussi d’instrument pour un apostolat envers des personnes seules. Mais durant ces années, la professeure exerce toujours son zèle en donnant ou des cours de français à des jeunes au Centre Blanche Elkan, ou à un jeune congolais qui vient en démarche de catéchèses avec moi, ou à des religieuses de l’Amérique du Sud venues œuvrer au Canada etc. etc.

Faire connaître le Christ et son Père, aider les autres, surtout les personnes en difficultés, voilà la vraie  «couleur» de son zèle.   Elle aime d’ailleurs à méditer le chapitre du Zèle apostolique de nos Constitution… « pour en vivre davantage » dira-t-elle.

Pourtant souvent éprouvée dans sa santé, la vigueur de son énergie la fait surmonter les obstacles et l’attache à la vie.   Un de ses secrets : «Seigneur, vous savez tout… vous pouvez tout… vous m’aimez.   Que votre volonté soit faite»

Sœur Marie-Claire, nous sommes fières du témoignage de votre longue vie, si pleine d’amour!   Nous sommes honorées de l’éminente professeure que nous comptons dans notre communauté!   Merci d’être un modèle de don de soi-même et une consœur si fraternelle.

Puisse le Seigneur vous garder encore longtemps parmi nous.

Une compagne : Pierrette Hamelin r.b.p. Ce 21 juillet 2012

 

Juin 2012 – volume 20, numéro 2, 71e bulletin

Le mot du président – page 3

4 Postes en élections – page 4

Le mot de la rédactrice – page 5

Nouvelles d’Odette Drapeau – page 5

Nouvelles d’André Drapeau – page 5

Nouvelles de Sylvie Drapeau – page  5

Assemblée annuelle à Balmoral – page 7

Stanislas Drapeau, Janine Drapeau – page  8

Mon école de rang – page 12

Nom d’origine par Roger Lagacé – page 16

Origine nom de famille Drapeau,  Janine Drapeau – page 23

Décès de Drapeau – page 23

Dessin du visage de Stanislas Drapeau ainsi que sa signature.Stanislas Drapeau fait partie des personnalités dont on a retracé le parcours, dans le Dictionnaire biographique du Canada (www.biographi.ca).   Cet ouvrage d’envergure comprend 15 volumes et résulte d’un travail de collaboration entre l’Université de Toronto et l’Université Laval.  Dans le volume XII qui porte sur la période de 1891 à 1900, l’historien Elzéar Lavoie décrit avec force détails les activités professionnelles de Stanislas Drapeau en tant qu’imprimeur, éditeur, rédacteur, fonctionnaire et auteur (1).

C’est à partir de ce document que je compte résumer la carrière de ce personnage qui s’est illustré de bien des manières pour faire avancer la société d’alors.

Né à Québec en 1821, Stanislas Drapeau était le fils de Jean-Baptiste Drapeau, de Charlesbourg et de Marie-Angèle Bourbeau, de Beauport.  Dès l’âge de 16 ans, il s’oriente vers la typographie où il a vite gravi les échelons qui l’ont conduit, en s’associant avec d’autres, à la publication de journaux et d’œuvres diverses, ainsi qu’à la rédaction d’ouvrages dans lesquels il s’est illustré.

Ainsi, d’apprenti typographe, il fut vite promu correcteur d’épreuves de confiance, chef d’atelier de composition typographique, responsable de la publication et de la distribution de journaux et devint, à 23 ans, propriétaire de presses pour la publication de journaux.  De 1837 à 1845, il aura tour à tour travaillé à la publication de journaux tels : le Fantasque, le Canadien, l’Artisan, le Ménestrel (où il utilise le procédé de la lithographie pour les partitions musicales) et le Courrier commercial aussi publié en anglais Commercial Courier.  Il aura également publié un manuel sur la tempérance.

Lors d’un séjour de deux ans à Montréal, il devient imprimeur et chef d’atelier de la Revue canadienne et de la Revue de la législation et de jurisprudence.  C’est alors qu’il se marie à  Caroline Drolet, de Québec.  Les époux reviendront dans leur ville natale l’année suivante, après la mort du père de Stanislas.

Il assure alors la publication d’un Tableau de la messe (avec gravures) suivi du Petit catéchisme du diocèse de Québec et met en marche la publication d’un périodique: l’Ami de la religion et de la patrie qui deviendra plus tard l’Ordre social.

De 1851 à 1857 Drapeau agit comme chef d’atelier au Journal de Québec et rédige un premier ouvrage de son cru.  Il s’agit d’une grande source de renseignements les plus utiles et variés qu’il a soigneusement colligés et rassemblés dans un Petit Almanach de Québec pour l’année bissextile de 1852, religieux, historique, littéraire, agricole et de connaissances utiles. Cette publication illustre bien, selon Elzéar Lavoie, le souci et la très grande rigueur intellectuelle de Drapeau pour soumettre au lecteur des connaissances précises et des statistiques fiables.

Pendant les deux années suivantes, il deviendra premier administrateur du journal le Courrier du Canada et publie une brochure qui montre son intérêt pour la colonisation et les communautés rurales, qui regroupent alors près de 80 % de la population du Bas-Canada.  Elle a pour titre: Appel aux municipalités du Bas-Canada : la colonisation du Canada envisagée au point de vue national et comprend un « Plan de colonisation par l’État ».

Passant de la théorie à la pratique, voilà qu’en 1859, il accepte le poste d’agent de colonisation, dans le comté de Lislet, et déménage à St-Jean-Port-Joli pour y travailler pendant six ans.  Entre autres activités, il met de l’avant une société de secours fort appréciée des défricheurs puisqu’elle leur distribue gracieusement les grains et pommes de terre requis pour leurs semailles.  Il s’occupe aussi, en même temps, d’une chronique agricole dans le Courrier du Canada et publie, en 1863, un ouvrage de 593 pages (illustrations à l’appui), qui s’intitule: Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada depuis dix ans (1851-1861).  Avec son Coup d’œil sur les ressources productives et la richesse du Canada (36 pages) il y ajoute une suite, l’année suivante.  Lavoie note qu’on a alors « vanté sa grille d’analyse systématique et sa méthode de composition de nature sociodémographique ».

En 1865, il accepte un poste de fonctionnaire au gouvernement fédéral, comme adjoint au sous-ministre du département d’Agriculture, où il sera affecté à la compilation des statistiques démographiques.  En même temps, il travaille à la rédaction et à la publication d’un projet d’envergure qui ne connaîtra pas sa réalisation complète, faute de soutien financier.  Il s’agit d’une Histoire des institutions de charité, de bienfaisance et d’éducation (…) dont seul le premier des cinq tomes prévus est publié, en 1877.  Un livre salué, en outre, pour sa grande beauté, en mettant en évidence les prouesses des techniques d’impression de l’époque.

Drapeau trouve encore le temps de diriger la chorale de la basilique Notre-Dame d’Ottawa, comme il l’a fait de 1849 à 1859, pour fonder et diriger le chœur à l’église St-Jean-Baptiste, à Québec.

En 1876, il dirige la publication d’un magazine familial intitulé : le Foyer domestique  qui sera interrompue en 1879, mais sera repensée et paraîtra, de 1880 à 1884 sous le titre : l’Album  de famille qui a réussi à intéresser, selon Drapeau, plus de 50, 000 lecteurs par année, au Bas-Canada comme aux États-Unis.

Il rédige aussi une Biographie de sir N.F. Belleau, premier lieutenant-gouverneur de la province de Québec (…), une brochure de 39 pages, publiée en 1883. Toujours soucieux de l’occupation du territoire, il a 66 ans (1887) lorsqu’il publie un guide qui avait pour but d’encourager l’immigration, au Canada, de colons européens francophones.  Il s’agit du Canada : guide du colon français, belge, suisse, etc (…).

Drapeau fait des rêves qui l’animent toujours et lui donnent plein d’énergie vers l’action.  Depuis 1883 et pour les dix dernières années de sa vie, le plus important de ceux-là est de mettre sur pied un nouvel hebdomadaire, « un journal politique de premier ordre » qu’on appellerait l’Union nationale.  Il mourra à Pointe-Gatineau (1893) sans avoir réalisé son grand rêve, malgré sa détermination et tous les efforts déployés à le concrétiser.

Homme passionné et homme d’action aux intérêts fort variés, Stanislas Drapeau pouvait compter sur ses multiples talents pour laisser sa marque dans la société canadienne-française de l’époque.   Il s’est révélé un visionnaire doublé d’un humaniste, avec un grand souci du bien commun.  Un grand citoyen dont on peut être fiers et heureux de partager le nom de famille.

Résumé de Janine Drapeau #26

  1. Lavoie, Elzéar Drapeau, Stanislas dans le Dictionnaire biographique du Canada  Vol. Xll de 1891 à 1900-  Ste-Foy : Les Presses de l’Univerité Laval, 1990 pp 292-296.
  1. B. De son vivant, Stanislas Drapeau avait fait l’objet d’une biographie écrite par son ami Charles Thibault. Elle avait pour titre : Biographie de Stanislas Drapeau, auteur des Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada et promoteur des sociétés de secours pour venir en aide aux colons défricheurs (Ottawa, 1891).

 

Mars 2012 – volume 20, numéro 1, 70e bulletin

 

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